samedi 7 avril 2018

Les Dieux Sauvages, tomes 1 & 2 - Lionel Davoust



 Tome 1 : La Messagère du Ciel

 Résumé : Mériane est une trappeuse, une paria, une femme. Autant de bonnes raisons d'en vouloir aux Dieux qui ont puni le peuple de la Rhovelle pour les fautes de ses aïeux. Car depuis la chute du glorieux Empire d'Asrethia, le monde est parcouru de zones instables qui provoquent des mutations terrifiantes, les gens ont faim, et une religion austère qui prêche la haine des femmes soutient un système féodal.

Pourtant, quand les Dieux décident de vider leur querelle par l'intermédiaire des humains, un rôle crucial échoit à Mériane. Pour elle débute une quête qui la verra devenir chef de guerre et incarner l'espoir de tout un peuple.





Tome 2 : Le Verrou du Fleuve

Résumé : Le royaume de Rhovelle représente l'ultime rempart contre l'avancée de l'armée démoniaque, mi-chair mi-machine, du dieu Aska. Au sein de la Rhovelle, une ville : Loered, dite le Verrou du Fleuve, qui contrôle l'accès au fleuve sacré Aÿs. Qui contrôle Loered contrôle le fleuve ; qui contrôle le fleuve contrôle la Rhovelle.Mériane, la Messagère du Ciel, a difficilement rassemblé une colonne de ravitaillement à destination de Loered assiégée par les Askalites. Mais une femme, une serfe, une paria, n'a pas voix au chapitre dans un monde d'hommes, fût-elle l'envoyée du grand dieu Wer. Et avant même de défier l'Armée de la Nuit, il lui faudra conquérir le coeur de ses pairs, affrontant d'un même ensemble les préjugés de tout un peuple et les pièges du dieu-démon. Sur la route du Verrou du Fleuve, son mythe s'écrira avant tout dans le sang, la terreur et la peine.




Avis : Il est des livres qui, quand on les referme, vous ont inspiré tellement de choses que vous ne savez ni par où commencer, ni comment traduire en mots tous les sentiments qui ont bouillonné en vous pendant la lecture. C'est pour cela que je n'ai jamais chroniqué le tome 1 des Dieux Sauvages. Je viens ce jour de tourner - à mon grand regret - la dernière page du tome 2, et je me dis que je ne peux pas ne pas parler de cette chouette saga. 

Car Les Dieux Sauvages, c'est pour moi actuellement une des meilleures sagas de fantasy actuelles. J'avais découvert Evanégyre à travers La Volonté du Dragon quelques années auparavant, et j'ai été totalement séduite par l'univers, l'artech et ce que nous en faisait apercevoir Lionel Davoust. J'ai été plus que ravie de redécouvrir cet univers à travers les aventures de Mériane.

Comment décrire ce que j'ai ressenti lors de cette lecture ? Jubilation devant cet univers mi-fantasy mi-post-apo, devant ces histoires d'Anomalies, d'animaux dangereusement corrompus par une magie ancienne, de dieux guerriers. Fascination et angoisse face aux créations bien flippantes d'Aska, de Daphn et de Ganner. Car ce qui se dégage des Dieux Sauvages, c'est une ambiance noire, glaçante, qui prend aux tripes, et des temps de suspens aux limites du supportable. Mais le coup très fort, c'est que l'auteur sait parfois glisser quelques facéties qui viennent détendre un peu l'atmosphère (le dieu Wer qui s'écrie "grâce de Moi-même" m'a plus d'une fois fait ricaner). 

Les premières pages du premier tome mettent un peu de temps à brosser le décor, mais ce n'est que pour mieux nous y plonger. Les personnages sont particulièrement bien campés ; de la buttée Mériane à Léopol, Croisé de Wer particulièrement à cheval sur la foi ; du suave mais inquiétant Ganner à la sadique Daphn ; du sympathique Luhac de Rovelle à la courageuse Izara ; des gentils aux méchants, le lecteur s'attache aux pas de chacun.e avec plaisir, curiosité, répugnance parfois (aaah Daphn, combien de fois j'ai été à la fois pressée, horrifiée et en même temps fascinée de lire ses chapitres...).

Là où le tome 1 narre les débuts de Mériane en tant que Messagère, le tome 2 raconte la défense du Verrou du Fleuve, ville d'une importance capitale. Il s'agit donc du récit d'un siège et d'une bataille. L'espace d'un moment je me suis sentie comme quand j'étais gamine, lorsque je lisais avec fébrilité les préparatifs de bataille du Rohan et du Gondor avant la bataille de la Porte Noire : rongeage d'ongles et excitation totale dans l'attente du moment M. Et un moment qui défouraille, qui vous embarque, qui vous entraîne aux côtés de Mériane, Daren, Léopol dans la furie des combats, dans un moment où les pages tournent sous vos doigts et où la réalité s'efface autour de vous (pardon, Monsieur Ryuu, qui essayait de me parler dans ces moments-là x) ). Le tout sur fond d'intrigues politiques comme j'aime. La fin ouvre sur de nouvelles questions (j'ai bien hâte d'en savoir plus sur Neÿs notamment).

Et puis surtout, surtout, le meilleur pour la fin, Les Dieux Sauvages est à lire, parce que j'y ai trouvé une héroïne digne de ce nom : forte, réellement ; buttée, débrouillarde, indomptable - et pourtant dégageant un brin de fragilité, d'humanité. Une vraie héroïne comme j'en ai rarement vu, surtout en fantasy, une vraie héroïne avec une vraie armure, une vraie personnalité, un vrai développement intéressant (à tel point que ma fille a failli porter son nom - sait-on jamais, si un jour elle a une soeur... ^^).

Bref. Vous l'aurez compris, Les Dieux Sauvages, je le range dans l'étagère de mes coups de coeur, aux côtés de Rois du Monde, de Jean-Philippe Jaworski, de Martyrs, d'Olivier Peru. J'attends la suite des aventures de Mériane avec grande impatience.



Coup de Coeur


1 commentaire:

  1. Je n'avais jamais entendu parler de cette saga, en plus j'adore le fantasy, je garde le titre de côté !!

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