mardi 28 août 2018

Plaguers - Jeanne-A Debats







Résumé : La terre est épuisée écologiquement, les animaux se sont éteints et l’air est à peine respirable. Seul atout de l’humanité : les réacteurs Alyscamps qui puisent l’énergie dans les dimensions non exprimées de la réalité. Dans ce monde les adolescent sont victimes d’une étrange maladie, la Plaie, qui les rend capables de créer ex nihilo, semble-t-il, toutes sortes de créatures, voire de commander aux éléments. Le monde les rejette.


Quentin est un Plaguer, sous ses pieds jaillissent des sources, et celle qu’il aime, Illya, fait fleurir les orchidées partout où elle passe. Ils se rencontrent lors de leur incarcération dans la Réserve parisienne…



Avis : Premier roman publié de Jeanne-A Debats, dont j'apprécie déjà pas mal de textes. Plaguers m'avait interpellée à sa sortie, et puis... et puis comme beaucoup de livres font envie, j'ai lu d'autres choses, un peu oublié. En relisant le propos il y a peu, je me suis aperçue que l'envie était toujours là, et je m'y suis mise.

L'univers et l'environnement des plaguers m'a d'emblée plu : on découvre la façon dont ils s'organise dans la réserve, organisation complètement anarchique et basée sur le bon sens de chacun, mêlé à la découverte de leurs pouvoirs et de leurs potentialité. Il y a là un petit côté Harry Potter, ce plaisir de découvrir un univers à part, le tout dans un contexte initiatique.

Les personnages sont vraiment sympa. Quentin, personnage principal agréable, cependant pas forcément le plus intéressant. Illya est un personnage féminin relativement exécrable, mais cela fait du bien d'avoir une figure femme de cette trempe. Enfin, femme... on aborde avec Illya la question du genre, car de femme, elle ne l'est plus vraiment. D'autres personnages étoffés donnent vraiment plaisir à découvrir Plaguers, comme l'ombrageux Brahim, ou le doux Honoré, ou encore le couple Fred-Leila, d'autant plus que chacun possède sa part déplaisante, mais aucun n'est dépeint de manière manichéenne. Le principe des Uns est également un point fort du roman et constitue un mystère qui tient le lecteur jusqu'au bout.

Quant à l'intrigue en revanche, j'ai moins accroché que pour d'autres textes de l'autrice. Si le déroulé de l'affaire est intéressant - un événement assez lourd et inquiétant à l'extérieur de la réserve -, je l'ai trouvé trop en filigrane. Le côté découverte de la vie des plaguers reste le point prégnant, et qui prend le pas sur le reste. Si cela ne m'a pas déplu, je dois dire que cela fait de Plaguers un livre que j'ai davantage apprécié pour ses inventions et son atmosphère que pour l'histoire en elle-même.

Un texte néanmoins fort sympathique, qui touche à beaucoup de thèmes : la diversité, le genre, l'écologie et le déclin de notre planète. Un conte agréable à parcourir.


Sympa !




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