mercredi 17 octobre 2018

Dracula - Bram Stocker






Résumé : Jonathan Harker, jeune notaire, est envoyé en Transylvanie pour rencontrer un client, le Comte Dracula, nouveau propriétaire d'un domaine à Londres. A son arrivée, il découvre un pays mystérieux et menaçant, dont les habitants se signent au nom de Dracula. Malgré la bienveillance de son hôte, le jeune clerc ne peut qu'éprouver une angoisse grandissante. Très vite, il se rend à la terrifiante évidence: il est prisonnier d'un homme qui n'est pas un homme. Et qui partira bientôt hanter les nuits de Londres...



Avis : Un classique que j'ai tenté de lire il y a des années, sans vraiment accrocher. L'aspect journal intime et épistolaire m'avait paru difficile d'accès. Je me suis replongée dedans à l'occasion du Pumpikng Autumn Challenge de Guimause. Pas prévu au programme, mais quand on m'invite fort sympathiquemet à une lecture commune, je suis toujours partante.

Plongée donc, dans l'univers gothique de Bram Stocker, sombre à souhait. Je ne m'attendais pas un livre d'épouvante - je suis une froussarde qui ne regarde jamais de film d'horreur - pour tant, les frissons se sont invités... avec un certains plaisir, je dois l'admettre. L'ambiance Carpathe dans le château du comte, ses loups, ses nuits et ses songes hallucinés m'ont énormément plu, le tout mâtiné d'un style d'écriture désuet mais particulièrement agréable. 

Le retour en Angleterre m'a paru tout aussi chouette : découvrir Mina, les déboires de Lucy, les nuits hantées par les cauchemars et les chauve-souris inquiétantes, les garçons au chevet de la demoiselle. Bon, je sais, c'est l'époque paraît-il, mais côté place de la femme, on repassera. Il serait malhonnête de fustiger le livre en y appliquant mon regard du 21e siècle... mais certains passages sur les faibles femmes m'ont néanmoins un rien fait fumer les naseaux. Ah tient, et parlant idées d'hier, mention spéciale aux soins appliqués, qui m'ont bien fait rire : entre le verre de vin après un don du sang, ou l'application de Brandy sur la demoiselle évanoui... je n'ai pu m'empêcher de sourire. 

Un milieu d'histoire un brin en-deçà du reste m'a un peu fait décrocher, quelques longueurs y sont certainement pour quelque chose. Et puis regain d'intérêt sur les dernières pages, lorsque la traque est engagée. En soi, un classique que j'ai particulièrement apprécier de lire - enfin - et qui me fait constater à quel point il a marqué le cinéma et la littérature. 


C'est du bon !

L'enfant de poussière - Patrick Dewdney






Résumé : La mort du roi et l'éclatement politique qui s'ensuit plongent les primeautés de Brune dans le chaos. Orphelin des rues qui ignore tout de ses origines, Syffe grandit à Corne-Brune, une ville isolée sur la frontière sauvage. Là, il survit librement de rapines et de corvées, jusqu'au jour où il est contraint d'entrer au service du seigneur local. Tour à tour serviteur, espion, apprenti d'un maître-chirurgien, son existence bascule lorsqu'il se voit accusé d'un meurtre. En fuite, il épouse le destin rude d'un enfant-soldat.



Avis : Quelques lectures d'avis particulièrement positifs sur ce livre m'ont poussée à m'y plonger. Je l'ai refermé un peu mitigée, mais néanmoins prête à lire la suite.

L'enfant de poussière offre un moment de fantasy lent, souvent contemplatif - parfois même un peu trop - et particulièrement attaché aux relations humaines - une rareté dans le genre, et particulièrement appréciable. C'est à la fois ce qui en fait sa force et sa faiblesse : mon immersion dans l'histoire a été en conséquence très en dents de scie, alternant les passages où je me suis ennuyée, et des moments de narration particulièrement exaltants. L'auteur s'attarde beaucoup sur les paysages et sur les états d'âme de Syffe, le narrateur - l'univers paraît de ce fait particulièrement riche et fouillé.

Cet attachement aux détails apporte une certaine proximité avec les personnages, que l'on apprend à connaître petit à petit. L'aspect "relations humaines" dont je parlais plus haut est particulièrement appréciable. Chaque protagoniste nous est dévoilé peu à peu et prend peu à peu sa place. J'ai notamment beaucoup aimé Nahirsipal et Osrick.

J'ai en revanche eu du mal à m'attacher à Syffe. En effet, sur une bonne première moitié, j'ai eu l'impression de retrouver FitzChevalerie, le héros de Robin Hobb. J'avais adoré L'assassin royal quand j'étais lycéenne. En revanche, retrouver un héros sur lequel on a l'impression que se concentrent tous les malheurs du monde m'a à la fois déstabilisée, et à failli me faire lâcher l'aventure. Heureusement, cet aspect s'efface petit-à-petit, l'auteur parvient à étoffer son héros, qui prend de l'assurance, et que l'on apprend à connaître et apprécier.

Les paysages, contrées et peuples sont également minutieusement présentés. Les clans et leurs manières de vivre donnent réellement envie de les découvrir, d'autant qu'avec ce premier tome, on effleure à peine leur culture. De nombreux mystères font surface et suivent le héros : quelles sont les personnes qui le suivent, que signifient ces rêves qui le hantent, en saurons-nous plus sur les "dreisi" ? Certains liens se font aisément et assez vite... mais l'auteur distille les informations de manière parcimonieuse et parvient à créer l'envie d'en savoir plus.

En somme, des haut et des bas dans ma lecture, mais une immersion particulièrement forte, qui m'a poussée à inviter le tome 2 dans mes rayonnages, prise par une envie de me glisser à nouveau dans cet univers que j'ai appris à apprécier... un peu comme on retrouve de vieux chaussons confortables. A voir comme la suite se présentera... j'en attends beaucoup !


C'est du bon !


jeudi 4 octobre 2018

Le songe d'une nuit d'octobre - Roger Zelazny







Résumé : Ce sera pendant l'horreur d'une profonde nuit, la dernière d'octobre. La lune sera pleine. On a un mois pour préparer le Jeu. Pour collecter les outils, déjouer les plans de ceux de l'autre camp, trouver l'endroit magique...L'enjeu est de taille : si ce sont les ouvreurs qui gagnent, alors les Anciens Dieux reviendront, et je ne vous dit pas la catastrophe !

Moi, Snuff le chien, je vous assure que je ne chôme pas. Entre mes rondes et les informations que je dois récolter, j'estime que je fais bien mon boulot. Notez, la chatte grise se débrouille bien aussi. Mais de quel bord est sa maîtresse ? That is the question...



Avis : Retour à mes premières amours SFFF : l'auteur Roger Zelazny. Un court roman comme il sait si bien les faire : simple, rapide à lire... et vraiment très, très plaisant à lire.

Notre "héros", Snuff, est le familier d'un certain Jack. Snuff assite Jack dans ses mystérieux préparatifs en vue d'un Jeu qui aura lieu dans la nuit du 31 octobre. Si l'on connaît un peu le principe de la Samain, on devine aisément et rapidement en quoi consistera le fameux Jeu.

En revanche toute l'histoire tient à ces préparatifs. Les espionnages, les commérages, les alliances et rivalités, le fait de savoir qui est dans quel camp, l'idée de ne pas se faire prendre, parce que mine de rien, le village paisible où tout le monde s'est installé n'a rien demandé.

Une histoire que l'on traverse vite. Pas forcément la meilleure que Zelazny ait pu écrire. Mais disons-le clairement : s'éclate. Ca complote dans tous les coins, et ça fourmille de clins d'oeil aux grandes oeuvres de littérature.

A grignoter tranquillement ; une histoire qui fait particulièrement du bien après une journée bien chargée.



Se grignote sans faim